Poetizer

J’ai testé: Poetizer

Depuis mon dernier article sur Poetizer, qui faisait un bref tour d’horizon sur les finalités et les fonctionnalités de ce nouveau réseau social, j’ai décidé d’en tenter vraiment l’expérience en me créant un compte et en m’investissant plus sérieusement dans la rédaction de poèmes courts. Juste question de voir ce qui pourrait en ressortir. Turns out que Poetizer deviendra probablement mon réseau social de prédilection.

Le plus: la diversité

Bon, il faut d’abord prendre note que ce n’est pas une plateforme uniquement dédiée aux «professionnels», mais bien à monsieur madame tout le monde qui s’y réunissent pour partager leurs idées, leurs pensées, leurs émotions, tout en s’exprimant au travers d’un médium artistique. Ça, je l’avais relevé dans le précédent article.

Là où je veux en venir, c’est qu’après plusieurs jours passés sur Poetizer, j’ai pu constater à force de parcourir l’application qu’il n’y a pas de différence qui est faite entre les pros et ceux qui ne le sont pas. On peut bien juger de la qualité d’un poème, repérer d’une certaine façon les poètes aguerris et les amateurs, mais tout le monde est sur un pied d’égalité. En faisant le tour de mon newsfeed, je tombais parfois sur des textes bourrés de fautes mais qui avaient la qualité de ne pas être dénués d’âme, et parfois, je tombais sur d’autres qui possédaient à la fois l’âme et l’intelligence du texte. Le tout semble donc homogène, et tout le monde peut ainsi démarrer avec les mêmes chances. Pour cette raison, j’aime bien le principe.

Le moins: l’anglais

Par contre, puisqu’il n’existe pas pour l’instant de version en français (mais selon Poetizer, ça s’en vient), si on veut être un minimum lus, il est nécessaire de publier en anglais. C’est donc ce que j’ai fait. Je prenais soin d’apposer le hashtag #quebecois pour me déculpabiliser de renier ma langue maternelle, avec deux autres plus utilisés que je choisissais en fonction du propos de mes poèmes. Parce que oui, sur Poetizer, on a le droit à un maximum de trois hashtags. Fini la trâlée de mots disparates- et parfois sans lien avec le contenu- accolés aux publications!

Le gros moins: la logique omniprésente d’Instagram

Pourtant, j’ai bien vite compris qu’une fois que les poèmes sont publiés depuis quelques heures et n’apparaissent plus dans les newsfeeds des utilisateurs, il devient difficile d’être lu si de 1- on ne publie pas à tous les jours et de  2- si on ne se met pas à s’abonner en masse à d’autres utilisateurs et à liker beaucoup de poèmes. Les utilisateurs les plus populaires sont, en suivant la logique d’Instagram, ceux qui sont le plus actifs, et non nécessairement les meilleurs: ainsi, même si Poetizer voulait révolutionner les réseaux sociaux, le fondement reste le même.

Avec le principe du follow, il y a comme sur Instagram une logique de course aux likes qui s’installe, les gens likent pour obtenir des likes, follow pour l’être en retour, emploient des hashtags en fonction de la popularité et de la visibilité de ces hashtags dans le but d’être lus le plus possible, et de gagner en popularité. Dès qu’on peut suivre les gens, il y en a qui acquièrent de la popularité alors que tous les autres courent après la même chose.

Le gros plus: l’authenticité 

Malgré ça, il y a quelque chose qui m’a séduite chez Poetizer, au-delà de l’idée initiale: les gens connectent réellement. Il n’y a pas que la volonté de gagner en popularité, les gens se comprennent entre eux, prennent conscience qu’ils ne sont pas les seuls à vivre telle ou telle situation. Il n’y a pas d’histoire de fille au corps de mannequin qui nous flashe sa vie à faire du yoga, consommer des smoothies aux graines de chia et à se faire bronzer sur la plage, non, là il y a des histoires de peines d’amour, de problèmes familiaux, de société malade et de gens malades; des histoires d’amour, aussi, et de rencontres des âmes et d’anecdotes de party, de pensées pleines d’espoir et de rêves.  Les gens y trouvent du réconfort nécessairement, de se sentir compris plutôt que de désirer posséder aussi ce que les influenceurs ont sur Instagram. C’est là, la beauté de la chose. Et ça se sent dans les commentaires que j’ai pu lire sous certains poèmes. Les gens prennent la peine de lire pour de vrai.

 

Définitivement, je trippe et je recommande!

 

 

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